Le Centenaire de Rolland - Pilain
Samedi 24 juin 2006
Rallye promenade à Amboise et au nord Touraine - Rassemblement à la Mairie de Parçay Meslay
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Samedi 24 juin 8 h 30, tout le monde
sur le pont. Un des docteurs-miracle de l' Association, Alain Girard, a sévi
et les deux éclopées de la veille sont au départ, fraîches
et pimpantes. Il faut dire que cet homme a de l' or dans les mains et qu' il
a oeuvré sur les Rolland-Pilain de notre ami Claude Delaunay (et sur
quelques autres) pour leurs restaurations, il connaît donc nos voitures
sur le bout du doigt.
En route pour Amboise, sans Claude Rouxel qui assistait à l'
inauguration de l' exposition à la C.C.I.
Si jusqu 'a la sortie de l' agglomération tourangelle il est possible
de choisir des voies relativement peu fréquentées, à partir
de Montlouis et jusqu' à Amboise pas d' itinéraire-bis, c' est
la levée de la Loire, toujours très passagère, qui doit être
parcourue. Le trajet s' effectue néanmoins sans problème.
Les Rolland-Pilain devant la belle mairie de Parçay-Meslay

Ce sont aujourd'hui quinze voitures qui vont partir pour Amboise et le nord de la Touraine, sur un itinéraire mis au point par Jean Blanchard, Claude Delaunay et Jean Poussif. Un petit changement au générique toutefois. Jacques Pinguet désirant faire rouler au moins une journée sa type C exposée à la Chambre de Commerce, une permutation est opérée, André-Marc Camus accepte d' y laisser sa fameuse C23 à la place pour la journée. Il était en effet difficile de brimer le public tourangeau, déjà privé de la 2 litres Grand Prix du Musée de Rochetaillée qui n' avait pu finalement venir comme cela avait été annoncé, ce qui était d' autant plus dommage que le Musée nous réservait la surprise de la présenter avec de nouvelles jantes conformes à l' origine.

A Amboise, nous allons directement jusqu 'à l' hôtel
Choiseul. Nous sommes accueillis par M.Guerlais, le gérant de ce très
réputé établissement, qui nous fait découvrir cette
curiosité peu connue, même des Tourangeaux, les "greniers
de César" (énormes silos à blé creusés
dans la falaise. mais très postérieurs à l' occupation
romaine). Le café-croissant servi dans la galerie menant aux silos est
très apprécié. Nous revenons vers le centre d'Amboise
pour gagner la place Michel Debré ou le parking nous a été réservé pour
la présentation des voitures au public, venu nombreux. C' est un très
beau lieu d' exposition, au pied des remparts de ce château-forteresse
et dominé, 20 mètres plus haut, par la chapelle Saint Hubert
ou repose Léonard de Vinci. Puis, selon les aspirations de chacun, visite
d' une fabrique d' huile de noix ou flânerie dans la ville, ou visite
du château, tristement célèbre par son "balcon des
conjurés", qui domine la Loire, et ou furent pendus des huguenots
au 16éme siècle.
Enfin, réception très chaleureuse par le Maire d'Amboise, M.
Christian Guyon. Un maire qui connaît bien l' histoire de la firme Rolland-Pilain
pour
avoir été au tout début de sa carrière, professeur
au
collège Rabelais, à deux pas de l' ancienne usine de la place Rabelais à Tours.
Nous
quittons le très bel hôtel de Ville avec la promesse que la ville
d'Amboise n' oubliera pas Rolland-Pilain si, un jour elle doit trouver un nom
pour une nouvelle rue ou rond-point.
Le déjeuner a lieu au Restaurant du Lion d' Or, un établissement
réputé installé sur le quai de la Loire, en face de l' Ile
d' or ou eut lieu en 496 une rencontre entre Clovis et Alaric (voilà qui
ne nous rajeunit pas et nous ramène aux tout débuts de l' histoire
de France...).
Arrivée à la Mairie de
Parçay après le Rallye-promenade à Amboise

Après le déjeuner, nous abordons la partie nord de la Touraine,
beaucoup moins visitée que les autres sites de la région et pourtant
si attachante, ce qui est injuste mais permet de découvrir les beautés
de la campagne tourangelle en dehors des foules qui s' agglutinent autour des
très médiatisés "Châteaux de la Loire".
Une brève indisposition d' une de nos Rolland-Pilain immobilise la colonne à l'
entrée d' un village : il est heureux qu 'elle se soit produite ici
plutôt que le matin sur la levée de la Loire . La voiture repart
par ses propres moyens et le plateau de la dépanneuse reste donc vierge
de tout chargement.
Nous faisons étape au château de Beaumont-la-Ronce, ou l' association
A.3P.R. nous reçoit. L' incontournable vin d' honneur a lieu dans la tour
de guet, "au premier étage" nous annonce-t-on, sans nous préciser
qu' il n' y a en fait qu' un seul étage ... tout en haut l . Consolation
pour ceux qui arrivent essoufflés, la vue plongeante sur l' alignement
de nos Rolland-Pilain est à la fois rare et imprenable.
Beaumont-la-Ronce
<
Une photo
A.3P.R
Au moment de repartir quelques gouttes de pluie commencent à tomber.
Les plus avisés remontent leur capote... quand ils en ont . Ce sont
alors des trombes d' eau qui se déversent sur notre colonne. Le plus
heureux est le passager du coupé-chauffeur bien installé à l' abri à l' intérieur.
Quant au chauffeur, n' en parlons pas, il n' a même pas de pare-brise pour
se protéger ! Bruno Leroux, rédacteur en chef de La Vie
de l' Auto, venu partager cette journée avec nous, pouvait se féliciter
d' avoir choisi l' abri d' une voiture fermée.
Vaille que vaille, tout le monde parvient à Semblançay, ou la
pluie cesse. La commune de Semblançay est bien connue des amis de Rolland-Pilain,
puisqu 'elle fût le centre névralgique du circuit du Grand Prix
de l' ACF de 1923, dans lequel notre marque fit beaucoup plus que de la figuration.
Nous sommes accueillis par le maire, Antoine Trystram, qui fut... le premier
secrétaire de notre association et se chargea notamment de la tâche, ô combien
ingrate, d' établir nos statuts.
Le vin d' honneur qu' il nous offre est donc une rencontre de famille.

La pluie reprend sur le trajet entre Semblançay et Parçay~Meslay, ce qui empêche certains d' apercevoir la gare de Saint-Antoine-du-Rocher qui, en 1923, avait déversé des dizaines de milliers de spectateurs sur le circuit du Grand Prix. Une de nos récemment restaurées consomme considérablement plus d' essence que prévu et, à plusieurs reprises, c' est la panne sèche. Ceci entraîne la présence de quelques poussières dans le carburateur, nécessitant un certain nombre d' arrêts. Mais là encore elle n' aura pas besoin de la dépanneuse. C' est doublement heureux car, quelques kilomètres plus loin, une des plus fiables de nos RP, qui n'a jamais connu la moindre panne depuis sa restauration il y a plusieurs années, fait des siennes. Le plateau ne rentrera donc pas bredouille.
Accueil par les personnalités à la mairie
de Parçay Meslay

A Parçay-Meslay, le maire, M. Soulisse, M. Couteau, vice
président
du conseil général et Madame Claude Greff, députée,
nous réservent un accueil plus que chaleureux, sous les ovations d'
un nombreux public et même de toute une noce .
Des promenades en Rolland-Pilain sont offertes à quelques anciens de la
commune pour lesquels cela évoque de vieux souvenirs. Qui en Touraine
n'a pas eu un parent qui a travaillé chez Rolland-Pilain ? N' ayant pu
se libérer pour les trois jours du rallye, notre ami Jacques Drogue et
son épouse nous font l' amitié de venir nous retrouver ce soir.
Comme nous l' avions fait à Amboise, nous remettons au maire un exemplaire
du livre"Rolland-Pilain, la Voiture des As, l' As des Voitures" à l'
intention
des bibliothèques municipales des deux villes.
Des anciens de Parçay invités à faire
un ballade en Rolland Pilain...
Ici Mme Jolivet, dont le frère Raymond a été apprenti puis
compagnon chez Rolland pilain

Le dîner offert par la Mairie, est très animé et très gai. Le retour est animé lui aussi. Alors que le plateau est maintenant chargé, une des deux éclopées de la veille tombe à nouveau en panne. Fort heureusement, nos amis néerlandais Nooteboom, qui sont venus avec leur RP en cours de restauration pour nous la présenter et l' ont déposée dans la journée à la Chambre de Commerce, ont encore leur remorque attelée à leur Land-Rover : ils peuvent donc charger la pauvre malade.
De l' entrée nord à la sortie sud de Tours, soit
une dizaine de kilomètres, accompagnement de la police, remarquablement
fait, voie des bus, feux rouges ignorés, nous traversons la ville sans
coup férir et nous nous régalons... Cela peut peut-être
paraître mesquin, mais c' est un petit plaisir pour les automobilistes que
nous sommes, nous si souvent brimés, que d' être ainsi chouchoutés
par la maréchaussée et de griller les feux avec sa bénédiction
...
Encore un peu plus de 110 kilomètresà ajouter
aux compteurs de nos Rolland-Pilain. A ce train-là elles seront toutes
rôdées d' ici demain soir.
J.B.
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